Hubert, notre rat
Journée de l'arbre



Beiwai
Quelques photos
Voici quelques photos prises lors de nos balades dans Pékin. Nous vous laissons tout le loisir de jeter un œil sur ce roman photo.
Dans le cadre de la préparation aux JO de Pékin prévus pour 2008, on a installé partout dans la ville de quoi préparer les Chinois à la compétition sportive.
Lucie, comme les Chinois a décidé d’y participer.
Mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Pour urgence appelez le…
Monsieur Cheng honorable et vénéré fait sa promenade du dimanche.
Outre le repassage, je me mets aussi à faire le pain moi-même.
Comme tous les 11 du mois, c’est aujourd’hui le jour de la queue. Il s’agit de préparer les Chinois à la venue des étrangers pour les fameux JO. Histoire de faire montre de discipline et de bon savoir vivre.
Voici les marques à suivre au sol sur le quai du métro.
Euh… Ça tombe bien on voulait pas prendre à gauche !
Ça signifie « Bonheur à vous tous ! »
Réunion de quartier…
L’homme invisible est arrivé à Pékin il y a quelques jours, on l’a croisé sur sa mobylette.
Cahute chinoise.
Monsieur Wang assiste, l’air impassible, à la construction de sa maison.
Cours de chinois avec Kong, professeur de chinois à l’Université de langues étrangères de
Pékin.
Bon printemps à vous tous!
Business woman
Un dimanche gris au Palais d’été




Un samedi à la joyeuse petite maison du bonheur
Des chinois partout encore et toujours et des produits fr… non chinois dites tout de même ! des sachets, on ne sait même pas ce qu’il y a dedans. Des pots, des boîtes bariolées de couleurs et d’idéogrammes. Du riz, ça oui le riz on l’a reconnu tout de suite. Du riz en vrac dans des énormes cuves. On prend un petit sachet plastique et on se sert par poignée avec les doigts. Au Tia-Le-Fou, on trouve aussi des fruits bizarres, des fruits un peu exotiques qui ne poussent ni en Bretagne, ni en Belgique : des yeux du dragon, des ananas (delicious !), des papayes et des produits de la nature qu’on ne sait pas nommer. La viande du Tia-Le-Fou est exposée à l’air libre sur des étalages. Et tout un chacun peut à loisir la tripoter et la renifler. Néanmoins, le contrôleur de l’hygiène (français probablement) a réussi à imposer l’usage du masque et des gants en plastique. Le concept de l’hygiène est en bonne marche dans la capitale de l’Empire du milieu. Puis, au détour d’un rayon on arrive devant le coin pour les occidentaux : fromage (choix entre deux trois types, rien à voir avec la crémière Place de la poste les mercredis et samedis à St-Brieuc), des céréales, du vin (ouh là ! le vin explose tous les yuans, la monnaie locale), de la crème fraîche, du camembert Président, bref une petite réserve de produits bien de chez nous, mais pas les meilleurs. Enfin c’est déjà ça ! Nous achetons quelques produits de base : beurre, lait, farine, des poireaux et nous avons de quoi faire une bonne tarte de chez nous. Et nous ne manquons jamais d’acheter quelques bières pour le Belge qui en est si friand (ça on trouve quand même dans n’importe quelle superette pékinoise). Le Tia-le-Fou, à l’instar, nous présumons, de tous les Tia-Le-Fou du monde entier sont des endroits extrêmement visités le week-end. Ceci donne d’ailleurs au magasin des airs de marché ou de foires de campagne ou d’empoigne. Des gens aux yeux bridés se bousculent, se crient dessus, les vendeuses font la promotion d’un savon super hǎo (= bon en chinois), et elles sont là trois ou quatre par rayon à papoter et rigoler derrière notre passage. On se fait facilement remarqué ici en tant qu’occidental. Nos bouilles au teint pâle, au long nez et aux yeux clairs ne passent pas inaperçues. Bref, pour en revenir à Tia-Le-Fou, il est intéressant de rapporter sommairement ici la manière dont ce distributeur agroalimentaire s’est implanté chez les petits Chinois. Il y a quelques années de cela, le gouvernement chinois ne tolérant aucune implantation étrangère de quelque entreprise que ce soit, avait interdit aux Français d’installer leur Carrouf (comme on dit en langage familier) sur le sol de l’Empire du milieu. Les Français, tenaces, ont alors passé des contrats avec des administrations locales. Ils ont ainsi développé leur chaîne de supermarchés, jusqu’au jour où une chaîne américaine, dépitée de ne pas connaître le même succès est allée se plaindre auprès du gouvernement central. Ce dernier imposa alors à la chaîne française de « régulariser » sa situation. Cette affaire fit grand bruit et fut interprétée comme un avertissement envers les étrangers : nul ne pouvait se soustraire à la loi ! Cependant, aucun des magasins ouverts par la chaîne française ne fut obliger de fermer, ne serait-ce qu’un seul jour, et les Tia-Le-Fou jouissent depuis lors en Chine d’une grande popularité. Voilà pour la petite histoire.
Je me rends compte que nous avons longuement divagué sur ce fameux Tia-Le-fou, à tel point que vous, chers lecteurs fidèles, devez vous demandez si nous n’avons pas été payés par cette grosse boîte pour parler d’elle sur notre blog. Détrompez-vous il n’en est rien. Tout ça pour vous dire qu’ici on se sent comme chez nous, entre IKEA et Tia-Le-Fou, dépaysement zéro !
















